Marie-Ange Mushobekwa : «Nous continuons à observer le moratoire » sur la peine de mort

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Le Congrès régional africain contre la peine de mort s’est ouvert lundi 9 avril à Abidjan (Côte D’Ivoire), à l’initiative de l’association européenne “Ensemble contre la peine de mort” (ECPM) en collaboration avec la Commission ivoirienne des droits de l’homme. A cette occasion, la ministre congolaise des Droits humains, Marie Ange Mushobekwa, a expliqué que l’unanimité ne s’est pas encore dégagée pour l’abolition de la peine de mort en RDC.   


 
Présente à ces assises, Marie Ange Mushobekwa pense que l'abolition de la peine de mort en RDC concerne plus le Parlement dont les membres ne s’accordent pas sur cette question :
 
«Il y a ceux qui pensent qu'il faut maintenir la peine de mort pour dissuader les groupes armés ainsi que tous ceux qui commettent des viols [qui] devraient être condamnés à mort. Nous continuons à observer le moratoire. Même le Parlement congolais est divisé. » 
 
Les propos de la ministre congolaise n'ont pas convaincu les organisateurs de ce congrès. «Je crois que la RDC peut aller plus loin et plus vite. Il faut maintenant le courage et la volonté politique. Il y a des hommes et des femmes qui connaissent le droit, la réalité des prisons et la justice», a réagi Nicollas Perron, directeur des programmes de l'ECPM.
 
Cette rencontre vise à mobiliser l’ensemble des acteurs sociaux et politiques à agir rapidement pour abolir définitivement la peine de mort. Ministres des gouvernements africains, journalistes et militants des droits de l’homme réfléchissent tous sur les mécanismes et stratégies pour atteindre cet objectif en Afrique.
 
Le ministre ivoirien de Garde des sceaux et des Droits de l'homme a appelé tout le monde à œuvrer pour la protection de la vie. Un deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir de façon irréversible la peine de mort devra être prochainement ratifié par tous les Etats parties.